visites guidées

Le pont Bouju

Sur le pont Bouju, on y passe… on y passe ! Le Pont Bouju qui franchit la rivière entre la rue de la Porte Guillaume et la rue du Bourg, montant vers la ville haute et la cathédrale, est probablement la vue la plus photographiée de Chartres en dehors de la Cathédrale. Le pont porte le nom d’une famille chartraine qui habitait dans le quartier.

pont-bouju-peinture Autrefois, on le nommait Grand Pont, même si il était bien plus court que le Pont Saint-Père à côté de l’église Saint-Pierre (anciennement Abbaye Saint-Père en Vallée). Sa particularité : il était construit de maison.

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Des maisons sur le pont

En regardant la photo actuelle, vous remarquerez à droite une maison avec une poutre de bois : c’était l’emplacement des maisons anciennes qui s’accrochaient ici et reposaient sur des pilotis dans la rivière pour une grosse partie et de l’autre étaient posées sur le pont.

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Regardez bien les 2 gravures : on voit ses constructions qui, le moins qu’on puisse dire, devaient être plutôt humides.

La dernière maison fut démolie en 1871.

pont-bouju-kruysenJe vous ai également mis un tableau d’Anton Kruysen. Celui-ci représente la vue du pont vers la cathédrale avec les maisons de la rue du bourg en dessous.

Voici mon petit truc si vous venez découvrir Chartres pour avoir la jolie photo. Mettez vous bien à l’angle du pont, le long du mur… De ce petit coin, vous avez la vue sur la cathédrale et sa rose sud avec les quartiers historiques en dessous.

Vous voulez en savoir plus sur les ponts et quartiers historiques de Chartres ? Profitez des visites cité Médiévale de l’Office de Tourisme de Chartres Métropole.

Chartres en lumières

Chartres en lumières : découvrez le patrimoine chartrain mis en lumière.

De la cathédrale aux bords de l’Eure, Chartres en lumières, ce sont 24 sites illuminés dès la tombée de la nuit jusqu’à 1 heure du matin. Depuis 2003, Chartres en lumières met en valeur le patrimoine chartrain pendant 6 mois d’avril à octobre.

Eglise Saint-Pierre - Copyright ça va être beau- Photo Cité Patrimoine - Office de Tourisme de Chartres
Eglise Saint-Pierre – Copyright ça va être beau- Photo Cité Patrimoine – Office de Tourisme de Chartres
Portail Nord de la Cathédrale - Crédits Scénographie Spectaculaires les Allumeurs d'Images - photo M Guillon
Portail Nord de la Cathédrale – Crédits Scénographie Spectaculaires les Allumeurs d’Images – photo M Guillon

Chartres en Lumières 2017 aura lieu du 8 avril au 7 octobre 2017.  Spectacle unique au monde, cet événement met en valeur un patrimoine architectural exceptionnel. Chartres en lumières est la plus grande opération de mise en lumière patrimoniale, par le nombre de ses sites et sa durée. Des scénographies qui habillent ainsi de lumière les lieux emblématiques de la ville, dans un environnement sonore dédié.

En effet, l’événement présente la prouesse du plus grand nombre de sites scénographiés (24), ceci sur la période la plus longue (six mois), tous les soirs, d’avril à octobre.

De nombreux artistes scénographes de renommée internationale signent la réalisation de ces spectacles originaux et poétiques. Ainsi, vous retrouverez Spectaculaires, les Allumeurs d’images, Enluminures, Ondine et « Ça va être beau », le collectif Artway et les artistes Camille Gross et Olivier Margemans qui signent la dernière née des scénographies présentées : Luna, dans les jardins de l’évêché (actuel musée des Beaux-Arts).

Chartres en lumières - Luna - Copyright Camille Gross Olivier Magermans
Luna – Création Camille Gross Olivier Magermans
Luna - Création Camille Gross Olivier Magermans
Luna – Création Camille Gross Olivier Magermans

Mes visites Chartres en lumières

Pendant toute la saison, je propose avec l’Office de Tourisme des visites guidées du parcours Chartres en lumières. Ainsi, je vous emmène le vendredi pour une visite de la crypte à la lueur de la bougie ou le samedi pour un parcours plus long qui vous permettra de découvrir la plupart de nos scénographies.

Alors, n’hésitez pas à franchir le pas pour cette découverte unique et exceptionnelle !

Plus d’information sur les sites :

L’affaire Chasles – Vrain Lucas

chaslesJe l’avais évoqué lors de ma dernière visite sur les chartrains célèbres ; s’il y en a bien un qui m’a totalement amusé dans mes recherches, c’est peut être le plus savant de nos chartrains mais également le plus naïf : Michel Chasles.
Tout le monde a en tête le fameux théorème ou la relation de Chasles (plus facile pour les pas doués en maths dont je suis) et petit plus à son actif : il a inventé le terme homothétie (point invariant)… bref, je ne suis pas là pour faire des mathématiques, mais pour vous parler d’un fait divers qui a passionné le monde scientifique et bien entendu, tenu en haleine les amateurs d’affaires croustillantes.

 Denis_Vrain-LucasNommons le deuxième protagoniste de ce que nous appellerons l’affaire « de la collection Chasles » : il s’appelle Denis Vrain Lucas. il est de Châteaudun (encore un eurélien !). Chasles est un collectionneur d’autographes et de lettres. En 1862, Vrain Lucas se présente chez lui et lui propose une lettre de Molière. Chasles enthousiaste en fait l’acquisition et Vrain-Lucas, fort de cette première approche, lui signale qu’il y en a d’autres… et d’autres… et d’autres. Vrain-Lucas vend ici un sauf conduit de Vercingétorix à Pompée (écrit en parfait français !), une lettre de Jeanne d’Arc aux Parisiens (elle n’avait que ça à faire !), une correspondance enflammée de Cléopâtre à César, d’Alexandre à Aristote… et j’en passe et des meilleurs.
Vercingétorix_à_PompéeJe précise : toutes ces lettres sont en français et notre scientifique local n’en paraît même pas étonné. Les choses vont être rendues publiques en raison de l’enthousiaste de Chasles. Vrain Lucas lui a vendu une lettre de Pascal à Newton disant que c’est lui et non l’anglais qui a découvert l’attraction universelle le premier. Le tout divise Paris…. et évidemment met au jour la plus belle escroquerie d’un esprit scientifique.
J’avoue que j’ai totalement résumé cette affaire qui mériterait véritablement une conférence tant elle est drôle et riche en anecdotes.

Sacré Chasles !

L’enclos de Loëns

Centre International du vitrail - Copyright Office de Tourisme de ChartresBien que ne faisant pas partie du Cloître Notre-Dame, ce bâtiment appartenait autrefois au clergé de la Cathédrale. Le chapitre, extrêmement riche, possédait en Beauce environ 6000 ha de blé et 7000 ha de vignes. Car la vigne était cultivée en Beauce. Par exemple, il faut savoir qu’au moment de la révolution, sur 10 conscrits, 7 étaient vignerons. Et même si elle a disparu totalement au 19e siècle suite au phylloxéra, la ville en garde un souvenir important avec des rues comme le Faubourg la Grappe, la place de l’Etape au Vin, la rue de la Tonnellerie, etc. De plus, le clergé percevait la dîme, c’est à dire un dixième des récoltes de chaque paysan beauceron. Pour conserver toutes ces denrées, le clergé possédait à travers la région plusieurs bâtiments du même type que celui-ci.

L’ensemble du bâtiment sert maintenant au Centre International du Vitrail. L’atelier-musée et le centre de documentation de ce centre unique en France offrent une vision globale, diversifiée et vivante de l’art et des techniques du vitrail. Démonstrations, expositions, visites-conférences, ateliers d’initiation pour les enfants, stages de formation pour les adultes, cours d’histoire de l’Art permettent à tous d’aborder facilement les différentes étapes de la réalisation d’un vitrail. Ouvert toute l’année, le Centre est devenu le passage obligé de l’activité internationale du vitrail.

ARCHITECTURE

Le bâtiment se décompose de façon suivante : la partie visible forme le Grenier, endroit où était entreposé le grain. C’est une architecture de charpente du 13e siècle à 3 pignons. Ce bâtiment a été restauré en 1974 bénéficiant de la loi Malraux (1962). La travail a été confié à un compagnon charpentier d’où une très grande fidélité par rapport au bâtiment d’origine : les techniques des charpentiers n’ont guère changé depuis le Moyen Age.

Le Cellier que l’on ne voit pas servait à entreposer le vin. Cette architecture bénéficie d’un site exceptionnel en pente douce ainsi que d’une bonne orientation permettant de conserver une température quasi-constante.

Bien que son architecture l’amène à être comparé à une église, le cellier est un bâtiment civil. Il présente 3 nefs voûtées d’ogives. La voûte est en tuffeau, les piliers sont en pierres de Berchères (pierres très solides qui servirent à la construction de la Cathédrale). Les chapiteaux surmontant les piles sont tous décorés de motifs de feuillages différents et on ne peut voir ici qu’une seule représentation humaine : console d’angle. Cette représentation quelque peu grotesque peut représenter le Dieu païen Bacchus protecteur de la vigne et du vin. On comprendrait alors le souci qu’ont eu les sculpteurs à le placer à l’écart de la vue : le cellier, ne l’oublions pas, appartenait au chapitre. Les trous que l’on peut voir dans les murs servaient à placer les échafaudages. On les appelle des trous de boulins.

HISTOIRE

Selon l’abbé Guy Villette, l’origine du nom « Lauhen » est vraisemblablement francique (langue parlée par les Francs et d’origine germanique) et signifierait Grange.

La totalité de l’enclos comprenait autrefois plusieurs bâtiments aux vocations diverses. On comptait ainsi de nombreux magasins, entrepôts, voire des prisons appartenant au chapitre de la Cathédrale, chapitre composé de 76 chanoines, de 17 dignitaires, de nombreux chantres, chapelains et officiers de toutes natures.

A la révolution, la salle de Loëns fut nommée maison de la conciliation, et elle devint un magasin des subsistances militaires. En février 1848, le club chartrain en prit possession. Mais cette nouvelle phase de son histoire ne devait durer que quelques mois. Elle retomba bientôt au rang d’entrepôt de marchandises. Vers les débuts du cinématographe, les frères Lumière y auraient présenté leurs premiers films.
On peut noter que la salle servit probablement d’entrepôt pour le sel durant la première moitié de notre siècle. Cette activité a eu pour effet de dégrader la voûte. Au-dessus de la grande porte sur le linteau, on peut voir les encoches où se logeaient les cordes pour descendre le vin dans le cellier.

L’ensemble du bâtiment sert maintenant au Centre International du Vitrail. L’atelier-musée et le centre de documentation de ce centre unique en France offrent une vision globale, diversifiée et vivante de l’art et des techniques du vitrail. Démonstrations, expositions, visites-conférences, ateliers d’initiation pour les enfants, stages de formation pour les adultes, cours d’histoire de l’Art permettent à tous d’aborder facilement les différentes étapes de la réalisation d’un vitrail. Ouvert toute l’année, le Centre est devenu le passage obligé de l’activité internationale du vitrail.

Les vitraux de la Cathédrale

IMGP1751La cathédrale de Chartres bible de pierre à l’extérieur (nous l’avons vu déjà avec la magnifique statue de Jean-Baptiste au Portail Nord) est une véritable bible de verre à l’intérieur : près de 2600 m² de vitraux d’époque (principalement 12e et 13e siècle), admirablement conservés forment un trésor que les chartrains ont, de tout temps, protégé avec ferveur.

A l’ouest, le visiteur pourra admirer les grandes verrières du 12e au nombre de 3 avec ce bleu limpide (cobalt) qui ont donné la naissance à l’expression « bleu de Chartres ». A droite, c’est l’Arbre de Jessé, au centre, la vie de Jésus de l’annonciation à l’entrée dans Jérusalem, à gauche, le visiteur pourra voir la cène et la crucifixion. Ces vitraux forment avec Notre Dame de la Belle Verrière les vitraux romans du 12e siècle : parmi les plus anciens au monde, les mieux conservés. Notre-Dame de la Belle Verrière, Joconde des vitraux trône côté sud. Seuls les 3 panneaux avec la vierge date du 12e, ils se trouvaient dans la cathédrale romane et ont survécu à l’incendie de juin 1194. Dans la nouvelle cathédrale gothique qui a été construite ensuite, ils ont été enchâssés dans un vitrail du 13e siècle. Le visiteur constatera alors la différence entre le bleu roman et le bleu gothique.

VD - IMGP0881© Office de Tourisme de Chartres - Chartres Convention & Visitors BureauDe nombreux vitraux du 13e siècle, offerts à la Cathédrale par les corporations de la ville, présentent un livre d’histoire sur les métiers et la vie des chartrains au 13e siècle.

DSC01561Mais le visiteur admirera aussi quelques vitraux du 15e siècle avec la chapelle Vendôme et surtout, lorsqu’il se trouvera à la croisée du transept, il pourra jouir d’une vue imprenable sur les 3 rosaces de la cathédrale. La rose occidentale, la plus ancienne, avec un remplage encore important, alors que la nord (offerte par Blanche de Castille) et la sud sont des joyaux de légèreté.

Le moment idéal pour apprécier la luminosité de ces vitraux : la fin de l’après-midi où le bleu prend toute sa lumière.

Lors des visites, je vous propose la lecture de certains vitraux où des petites clés vous permettront de comprendre l’esprit de l’homme médiéval.

Bonne découverte !

 

La place Billard

château comtalVoilà un emplacement dont j’aime raconter l’histoire dans mes visites sur la justice ou bien Chartres au temps des Comtes de Chartres.

En effet, c’est à cet emplacement que se situait le château des comtes de Chartres. Au 10ème siècle, Thibault le Tricheur, Comte de Blois, Chartres y fera édifier à Chartres la première forteresse : massive, aux structures en partie en bois. Thibault, comme ses descendants ne l’habiteront que peu.

De ce fait, le château se dégradera peu à peu et en 1587, son donjon est partiellement détruit. C’est aussi à cette époque que le château est utilisé pour le siège du Baillage de la ville : les tours et bâtiments qui subsistent deviennent prison ou tribunaux. La chapelle qui se trouvait sur le côté gauche actuelle (face au magasin d’antiquités) sera utilisée pour accueillir les avocats.

DSC00102Au 18ème siècle, il devient propriété de la Ville, et sert même d’abattoir… avant de redevenir prison à partir de la Révolution. A noter qu’une partie de la fameuse bande d’Orgères y a été incarcérée et que le chef s’en est même évadé.

Dans les premières années du 19ème siècle, les ruines du château féodal laissent la place à un marché aux légumes. Ses derniers vestiges disparaissent en 1836.

Le marché couvert de style Baltard date de 1899.

Et depuis 2013, la place a repris des couleurs avec un décor particulièrement réussi lors de la fête de la Lumière.

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